15 nov. 2016

Harry Potter et L'Enfant maudit - JK Rowling, John Tiffany & Jack Thorne

Bon. Je dois avouer que c'est difficile pour moi d'être objective avec Harry Potter. A 6 ans je jouais à « Hermione et Ginny » dans la cour de l'école maternelle après avoir vu La Chambre des Sorciers au cinéma, à 8 ans je m'arrachais les yeux à lire L'Ordre du Phénix, premier pavé que j'ai dévoré seule, à 10 ans je pleurais toutes les larmes de mon corps en découvrant la bataille finale de Poudlard, sans parler de l'émotion quelques années plus tard quand la deuxième partie de l'adaptation est sortie au cinéma.

Bref, comme une majorité d'enfants de ma génération, j'ai grandi avec Harry Potter. Et comme beaucoup à l'annonce de la reprise de cet univers dans la pièce de théâtre, j'ai eu beaucoup de craintes, bien que ce soit JK Rowling qui soit en grande partie aux commandes du scénario. Crainte de voir un univers aimé dénaturé, crainte d'être déçu des personnages, crainte de n'être face qu'à un produit commercial.

Et je suis heureuse de me rendre compte que toutes ces craintes étaient infondées.

Tout d'abord, éclaircissons le contexte de ce livre. L'Enfant maudit n'est pas un tome 8. Voyez-le plutôt comme un spin-off, un prolongement de l'univers des sorciers qu'il n'est pas obligatoire de lire. Bref, c'est du bonus ! 
Ensuite, il s'agit du texte de la pièce de théâtre jouée à Londres depuis le 31 juillet. Elle est scénarisée par JK Rowling, John Tiffany (également le metteur en scène) et Jack Thorne. Divisée en deux parties (comprenez qu'il faut aller au théâtre deux soirs de suite pour connaître l'intégralité de l'histoire) et quatre actes, elle présente un casting varié, allant de jeunes acteurs à d'autres plus confirmés et célèbres. Inutile de dire que la pièce cartonne est est complète sur plusieurs mois !

Harry Potter and The Cursed Child

L'action de la pièce se déroule dix-neuf ans après Harry Potter et les Reliques de la Mort. Harry est maintenant en poste au Ministère de la Magie et également père de trois enfants. Son second fils, Albus Severus, s'apprête à faire sa rentrée à Poudlard. On retrouve d'autres personnages des livres, comme Ron et Hermione, parents de Rose et Hugo ou encore Drago Malefoy et son fils Scorpius.

Scorpius et Albus, partners in cime
Albus est le personnage principal de la pièce. Sa personnalité est passionnante : réservé, peu sûr de lui, il peine à gérer la célébrité de son père. Celui-ci semble mettre des distances entre lui et son fils, préférant ne pas lui montrer trop d'affection afin de le protéger. Albus a d'autant plus de mal à trouver sa place au sein de sa famille en étant le premier Potter a rejoindre la maison Serpentard. Mais cette affectation lui sera salutaire car il va nouer une solide amitié avec Scorpius

Je préfère ne pas vous dévoiler davantage l'histoire. Sachez seulement qu'on va recroiser de nombreux anciens personnages de la saga d'origine. Les deux premières années à Poudlard d'Albus passent en quelques scènes ; l'action se déroule durant sa troisième. On alterne entre des scènes centrées sur lui et Scorpius, et d'autres extérieures à l'école où on suit leurs parents. Mais le plus important est le noyau de l'histoire : l'opposition entre Albus et Harry, son père. Ils sont en conflit, maladroits et en souffrent. En fait, L'Enfant maudit est un drame familial. 

Si la forme théâtrale vous rebute (à savoir, « Nom du personnage : blablabla »), ne vous inquiétez pas. D'abord, si vous êtes fan de la première heure de Harry Potter, retrouver les personnages qui ont accompagné une partie de notre vie est un si grand bonheur qu'on passe outre l'écriture particulière. Ensuite, il y a beaucoup de didascalies qui décrivent les lieux et les protagonistes ; on a donc aucun mal à se faire une image mentale des scènes. Et bien entendu, on retrouve la patte de JK Rowling, son humour et sa magie.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce texte. J'ai conscience qu'un gros facteur nostalgie joue dans mon jugement. Mais retrouver mes personnages préférés, découvrir les nouveaux et me laisser émerveiller par la magie du monde des sorciers, c'était vraiment, vraiment bon. Après, beaucoup ont reproché à L'Enfant Maudit d'être un banal fan-service, calibré pour satisfaire les Potterheads qui ont toujours voulu voir un Potter super copain avec un Malefoy. Je ne suis pas d'accord avec cette idée, mais c'est peut-être parce que je ne suis jamais tombée dans l'univers de la fanfiction. Le monde des sorciers inspire énormément les fanfics et ainsi, peut-être que les critiques ont vu des similitudes avec ces écrits. Ce ne sont que des suppositions, et j'ai conscience que cette réflexion mériterait d'être plus poussée. J'attends vos avis !

Mais bon, voilà : j'ai adoré L'Enfant maudit. Je ne compte pas plus m'en justifier car il s'agit d'un livre si intimement liée à mon enfance que je ne peux m'en défendre. J'ai juste laissé la magie entrer une fois de plus dans ma vie, le temps de quelques scènes. 

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Harry Potter et L'Enfant maudit de JK Rowling, John Tiffany & Jack Thorne • Angleterre Harry Potter and the Cursed child 2016 • Traduction de Jean-François Ménard Gallimard Jeunesse • 21 € • 350 pages • octobre 2016 
Site de JK Rowling Twitter Pottermore  Facebook / Twitter de Gallimard Jeunesse

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