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30 juil. 2016

Vacances

Vacances... ce mot fait du bien à l'oreille et au moral ! Après avoir travaillé une partie du mois de juillet, je commence enfin à prendre du temps pour moi. Bon, pour le moment ça se résume à larver dans mon lit devant The Walking Dead et à mater le plus de films possibles avec Norman Reedus. Mais tout ça va bientôt changer... dans 7 jours, très exactement, je pars en voyage avec des personnes assez folles rendre visite à Vango sur les Îles Éoliennes, en Italie...


Ça va être magique, génial, délirant, beau...! Du coup, les préparatifs sont au centre de mon attention, tout comme ma relecture des deux tomes de Vango. J'ai donc moins de temps pour me soucier du blog ; celui-ci sera en pause estivale jusqu'à fin août. Je reviens à la rentrée avec plein d'articles sympas, promis ! En attendant, profitez des vacances

6 juil. 2016

Hugo de la nuit - Bertrand Santini

Hugo de la nuit de Bertrand Santini
France

Grasset Jeunesse - avril 2016

213 pages - 13,50 €

« L’oncle d’Hugo allait presser l’interrupteur de la lampe de chevet lorsque l’enfant le retint par la main.
- Attends… J’avais encore une question à te poser…
- Quoi donc ? sourit son oncle.
- Je me demandais… Tu penses qu'un mort, ça peut se déterrer tout seul ?
Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l’absurdité de la question.
- « L’enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle.
- Qu’est-ce que ça veut dire ?
- C’est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts.
Hugo fronça les sourcils d’un air dubitatif.
- Et sur ce constat d’épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves !
D’un clic, il éteignit la lampe de chevet.
Hugo entendit ses pas s’éloigner dans le noir. 
La porte se referma sans bruit.
Maintenant, la nuit pouvait commencer… »


Suivez mon exemple, plongez dans ce conte fantastique sans rien connaître de son histoire pour être emportés !

Bon, vous voulez quand même quelques informations ? Alors, sachez qu'on va suivre pendant une folle nuit - précisément celle qui précède son anniversaire - Hugo, 12 ans. Sa mère est romancière et son père botaniste. Tous les trois vivent dans une immense propriété menacée par des voisins peu scrupuleux. Durant cette nuit, un événement va bouleverser la vie d'Hugo. 

Doucement, on plonge dans un monde fantastique et merveilleux. En compagnie d'Hugo, on fait la rencontre de drôles de personnages, étranges mais attachants. Mais une quête vitale appelle nos héros. Et c'est là qu'intervient toute la force de l'écriture de Bertrand Santini ; en quelques mots, il arrive à nous plonger dans une aventure sombre et inquiétante tout en disséminant quelques blagues pour dédramatiser le tout ensuite. Ce sens de l'équilibre nous permet de frisonner tout en ayant l'assurance naïve que tout se terminera bien. Mais ce n'est pas tout ; ce livre est également un regard critique porté sur le monde des adultes qui paraît si cruel lorsqu'on est enfant... Impossible de reposer ce livre tant il est prenant et fascinant !

J'ai dis que je ne savais rien de cette histoire en la commençant... En réalité, ce qui m'a suscité mon intérêt de lectrice en premier lieu, c'est cette magnifique couverture. Signée de Julie Rouvière et Bertrand Santini lui-même, elle attire immédiatement le regard. Ombre et lumière, modernité et légende, vie et mort, tout se côtoie sur ce visuel en un parfait résumé de la nuit d'Hugo.


D'après ce que j'ai pu lire des critiques, beaucoup comparent le style d'écriture et l'histoire de Bertrand Santini à Roald Dahl, Marcel Pagnol, Neil Gaiman ou encore à Tim Burton. Tant de beaux noms ! J'ai pour ma part été conquise par Hugo de la nuit, et j'espère pouvoir découvrir d'autres titres de cet auteur. Il a notamment publié Le Journal de Gurty dans la collection Pepix de Sarbacane, ainsi que Le Yark (illustré par Laurent Gapaillard, celui qui a dessiné l'écriture de La Passe-Miroir !) et Jonas le requin mécanique chez Grasset Jeunesse. Ces deux derniers titres sont vraisemblablement en cours d'adaptation cinématographique. Peut-on espérer un pareil destin pour Hugo de la nuit ?

1 juil. 2016

Les mauvaises notes - Claire Julliard / S'enfuir - Martyn Bedford

Les mauvaises notes de Claire Julliard
France

L'École des Loisirs « Médium poche » - 2015 (première publication : 1997)

250 pages - 6,80 €

Un soir de décembre, à Châtillon-sur-Oise, Frédéric Legendre, 12 ans, se retrouve seul sur le trottoir, devant chez ses parents; Il a pris la décision de partir. « Plutôt que de subir une telle honte, je préférerais n'avoir jamais eu d'enfant », a dit son père après avoir lu son bulletin scolaire.
Frédéric saute dans un train. Il rêve d'aller à la campagne, d'avoir une autre vie, une autre famille. C'est bien ce qui l'attend.
Deux gendarmes lui mettent la main dessus. Ils le prennent pour un autre fugueur, un certain Ludovic Bernard, qui lui ressemble à s'y méprendre.
Qui lui ressemble tellement que M. et Mme Bernard croient avoir retrouvé leur fils.


Je pourrai sous-titrer cette chronique : la réédition où ne plus comprendre à quelle époque se passe un roman.

Mais bon, commençons par le commencement en résumant rapidement l'intrigue : Frédéric, 12 ans, fugue après une dispute avec ses parents au sujet de son bulletin de (mauvaises) notes. Il prend le train et se retrouve en pleine campagne, bien loin de chez lui. Là-bas, on le prend pour Ludovic « Ludo » Bernard, fils de fermiers, disparu depuis six mois. Ainsi, Frédéric va endosser l'identité de ce Ludo auprès de sa famille qui ne se rend pas compte de la supercherie.

Franchement, le résumé donne envie ! Les personnages sont intéressants ; dans la première partie, le narrateur est omniscient, on a les pensées de toute la famille Bernard en plus de celles de Frédéric/Ludo, qui écrit son journal intime dans la seconde. Il y a toute une réflexion intéressante sur les Bernard, tellement aveuglés par la joie de retrouver leur fils perdu qu'ils se mettent volontiers des œillères pour ne pas voir que c'est un imposteur.
Je n'ai pas accroché au style d'écriture. Les phrases sont très courtes, informatives. Ça m'a dérangé, mais ce style peut tout de même plaire. Néanmoins, il y a selon moi un gros problème... temporel. 

La couverture de 1997
La couverture nous montre un adolescent à la coupe de surfeur et à la chemise négligée. Bref, un look actuel. Mais quand on commence notre lecture, on tombe sur des expressions démodées, la description d'un jeune dans le train écoutant son Walkman... mais dans quelle faille spatio-temporelle sommes-nous tombés ? La réponse arrive page 119, soit à la moitié du roman : 1995... on est en 1995 ! En fait, et je n'avais pas fait attention à cela en commençant ma lecture, mais il s'agit d'une réédition de Les mauvaises notes publié pour la première fois en 1997.

Et bon, ce livre a mal vieilli. En regardant la couverture, on s'attend à un truc qui se passe post-2010. Mais non, l'intrigue se passe alors que je n'étais même pas née. C'est trompeur ! De même, tous les passages à la campagne semblent tirés de fantasmes de citadins qui croient qu'on donne un surnom aux vaches et qu'on ne tue jamais les cochons parce qu'ils sont trop mignons. En fait, on est dans un album de Sylvain et Sylvette...

Chez les Bernard, on vit dans un monde fermier merveilleux !

Nathan Jeunesse - mai 2016 - 415 pages - 16,95 €
Hasard de lecture, j'ai commencé Les mauvaises notes après avoir terminé S'enfuir de Martyn Bedford. Sorti en mai dernier, ce livre nous raconte aussi une histoire de fugue. Gloria a 15 ans et s'ennuie désespérément. Son quotidien est bouleversé quand Uman débarque dans sa classe et dans sa vie. Fascinée par son assurance, son impertinence et son mépris des règles, elle va s'enfuir avec lui. Ils se laissent guider par le hasard en jouant leurs destinations à pile ou face. Mais au fil de leur périple, Gloria va découvrir de plus en plus les côtés sombres d'Uman. Est-il authentique ou manipulateur ?
La narration de ce livre est basée sur l'entretien que mènent une inspectrice de la Police et Gloria. La fugue de cette dernière a duré 15 jours. Dans Les mauvaises notes, Frédéric prend la place de Ludo qui a disparu depuis presque six mois et la Police ne lui pose aucune question. Quand on lit ces deux livres à la suite, ces différences sautent au yeux et perturbent un peu. Cela souligne davantage l'impression que Les mauvaises notes se passe dans une autre dimension où tout le monde il est beau à la ferme et où les forces de l'ordre sont symbolisées par deux gendarmes rigolos et un peu idiots.
 
Quitte à lire un roman traitant de fugue, je vous conseille S'enfuir plutôt que Les mauvaises notes. Le propos est bien plus actuel et bien mieux mené. Il y a derrière une véritable analyse de ce qui peut mener les adolescents à faire des choses folles sur un coup de tête. Les mauvaises notes est décidément dépassé. Je ne suis pas familière avec les publications de L'École des Loisirs et je ne saurais vous conseiller d'autres titres. Alors, si vous avez des coups de cœur à partager, allez-y ! 

29 juin 2016

2016 - Bilan des 6 mois

C'est parti pour un petit (ou pas) article qui change de d'habitude ! Lupiot du formidable blog Allez vous faire lire m'a taguée en reprenant un tag de l'équipe PKJ. Le principe est de faire un retour sur ses lectures 2016 ; une sorte de mi-bilan, en somme. Bon, parés ?

(Lupiot met des gifs partout, alors je fais de même !)

1) Avez-vous eu un coup de cœur ?


Je suis plutôt difficile en matière de coup de cœur. En fait, je considère un livre « coup de cœur » lorsqu'il me marque profondément, quand je peux rien qu'en entendant son titre me rappeler toutes les émotions ressenties durant ma lecture, quand les personnages me hantent un coin de la tête... Et en cette demie année, c'est ce qu'il s'est passé pour Quelqu'un qu'on aime de Séverine Vidal. C'était une lecture merveilleuse qui m'a faite passer du rire aux larmes et des larmes au rire. J'espère lire d'aussi beaux livres cette année (et ça semble bien parti vu ce que nous promettent les éditions Sarbacane, mais on en parlera plus tard).